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12/10/2008

Le Grand Maître virtuel (06)

Le grand Maître virtuel_06.jpg(06) Le réveil de l’adversaire

« Le vainqueur est celui qui fait une faute de moins que l’adversaire. » Philippe Bergeroo

Pendant ce temps, dans un ailleurs, il y avait un bureau des fraudes. Trois inspecteurs se faisaient face sur des bureaux engorgés de machines. Pour tout un secteur du téritoire, ils étaient en charge de surveiller le réseau contre la pédophilie, les malversations qui se déroulent insidieusement sur la toile.

Des écrans de surveillance étaient même plus nombreux que les claviers auxquels ils devaient se relier normalement à l’autre bout des unités centrales.

- « Patrick, viens voir. Il y a quelque chose de bizarre », lança, tout à coup, l’un d’eux. Patrick se leva curieux, mais sans entrain. Il avait l’habitude de découvrir des choses curieuses. Le métier le voulait, mais cela ne l’excitait plus outre mesure. Les enfants l’avaient épuisés la veille et cela ne devait pas éveiller en lui une fougue particulière.

- « Que se passe-t-il? Qu’as-tu découvert? », fit-il, semblant s’intéresser à son collègue.

- « Hier, déjà, j’avais remarqué une activité suspecte sur le net. Tout de suite, j’ai placé nos détecteurs de virus en éveil. L’antivirus, l’anti-fishing installés sont au niveau de la dernière version. Le grand jeux habituel, quoi. Aujourd’hui, tout a disparu. Je ne comprends rien. Plus rien. »

- « Es-tu vraiment sûr de la version de tes parapluies? » répondit-il, avec un sourire sarcastique aux lèvres.

- « Bien sûr et c’est ça qui est inquiétant. J’ai téléphoné à notre fournisseur car bien que la recherche de mise à jour ne donnait rien, je préférais m’en assurer. Quelle version as-tu, toi? »

- « Attends, je vérifie. Voilà, je l’ai : la 25.12 »

- « C’est la bonne. J’ai la même, pas de problème. Pourtant, je suis certain de ne pas avoir eu la berlue. Je vais revoir les listings de log. On verra bien si tout est normal. »

Un hochement de tête de Raymond mis fin temporairement à cette alerte passagère. Surveiller le réseau et surveiller encore, Patrick savait de quoi il fallait parler. Il avait communiqué son manque de sérénité à son collègue au passage. Il avait ainsi obéi au devoir de la maison. Travail d’équipe que ce service. Chacun sentait bien depuis longtemps qu’il était à l’étroit dans les effectifs.

Ce que Bernard et Patrick ignoraient c’est que le programme avait lui aussi détecté cette levée de bouclier. Il réagissait comme un humain, plus vite que lui, et se plongea en léthargie, à l’écart et près à se dupliquer. En même temps, un processus de ralentissement s’accroissait de manière exponentielle, s’était installé dans la machine de sa victime. La machine, dès lors, délivraient, progressivement et insensiblement, de moins en moins de Mips prévu par contrat avec l’achat de la machine.

Seulement un peu de processus perdu en pertes et profits, de temps en temps. Un “overhead” de plus, aurait pu penser l’anglophone expert qui résidait en Patrick.

Les varices au cerveau seraient pour plus tard, mais ils ne pouvaient pas encore s’en douter.

 

12:46 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

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