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03/10/2008

Le Grand Maître virtuel (15)

Le Grand Maître virtuel_15.jpg(15): L’accord parfait.

« Le bonheur c’est lorsque vos actes sont en accord avec vos paroles. » Gandhi

Vic avait décidément bien choisi son comparse. Le développement était son violon d’Ingres et il se révéla hors pair et digne de toutes les félicitations. Ils aimaient tous deux les communications. Le courant passait.

Les contacts avec lui avaient été nombreux et fructueux. Des prototypes laissaient entrevoir le produit fini avec un look d’enfer très prometteur.

Comme il est à constater presque toujours, l’informaticien vrai par vocation ne réagit jamais comme le commun des employés. A l’opposé de ceux-ci, les fonctions vitales comme manger ou boire, dormir ou se divertir et s’entourer d’amis ne font pas parties des préoccupations de base et ne demandaient, de ce fait, aucun raffinement. Plus enclins à s’étourdir dans la technicité. Véritable interface entre machine et humain et dans cet ordre, en tant qu’informaticiens, ils bossaient souvent sans s’apercevoir que le soleil avait été remplacé par un clair de lune dans la voûte céleste.

Pragmatique et dichotomique d’esprit, Vic aimait cet esprit chez les autres aussi bien que pour lui-même. Il l’avait reconnu la trempe de Gregory. Il aurait eu du mal en suivant ce principe de ne pas lui laisser les coudées franches. Le courant passait entre eux manifestement.

De l’imagination, son acolyte en avait à revendre. Sa jeunesse n’avait pas retardé son potentiel. Ses idées originales en imposaient à Vic et cadraient ses ambitions. En plus de son tallent de programmeur, il lui reconnaissait aussi des dons innés de graphistes.

Une véritable perle sertie à merveille dans son écrin, pensait-il.

Vic s’apprêtait à lui déléguer plus de responsabilités pour encourager son esprit d’initiative décuplant du même coup la force de frappe de l’ensemble. Quelques directives générales de départ suffisaient dans la souplesse pour se lancer dans le développement.

Une première version fut bientôt prête pour la publication. Le “bouche à oreille” par la suite devrait très vite marcher à merveille. Des mensuels d’informatique l’insérèrent dans le CD offert en freeware avec leur publication. Le « petit cadeau » devait faire le bonheur des investisseurs en mal de réussites boursières. Ce qu’ils ignoraient, c’est que pour cette étape de diffusion finale, Vic avait complété le « cadeau » par son piège concocté en cheval de Troie.

Un panel de paravents devait garder les créateurs, Vic et Greg, incognitos.

Le programme « Martagal » était en piste parallèle pour le meilleur pour l’équipe de l’insolite, des deux associés et surtout le pire pour l’utilisateur lambda.

Tout le monde était content, clients et fournisseurs.

Qu’espérer de mieux?

 

12:38 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

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