Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21/09/2008

Le Grand Maître virtuel (27)

Le Grand Maître virtuel_27.jpg(27): Soupçons multiples.

« Confiance et défiance sont également la ruine des hommes. », Hésiode

Les premiers jours de janvier, rien ne se passa à Paris. Puis, tout se précipita en cascade.

RobCy, d’abord, ne voyant pas Vic revenir trouva le temps long. Une lettre partit et resta sans réponse. Ses collègues n’avaient pas l’habitude de l’absence prolongée de Vic sans avertissement de sa part. On commençait à s’inquiéter sérieusement. Un coup de téléphone à la police fut la réaction normale. La série de réactions en tout sens commençait.

En parallèle, à la Bourse et à la lecture du rapport mensuel, certains investisseurs s’étonnaient, à leurs courtiers, de certaines transactions qu’ils déclaraient sur l’honneur ne jamais avoir réalisées. Rien ne pouvait les contredire. Des preuves avaient même été avancées. Les transactions n’étaient pas venues du néant. Des montants trop importants pour ne pas laisser de traces dans les mémoires.

Quelque chose avait foiré. Quelque chose qui n’était peut-être pas en odeur de sainteté.

La brigade anti-fraudes fut contactée très vite et un inspecteur fut délégué chez le patron de la Bourse de Paris.

La concierge de l’immeuble de Vic, si elle n’avait pas l’honneur de partager beaucoup d’idées avec ce propriétaire toujours perdu dans ses pensées, le voyait néanmoins une fois par jour. La dernière fois, elle en était sûre, remontait au réveillon. Elle ne l’avait plus vu mais entendu, trop occupée à préparer les festivités de son propre réveillon. Mais, elle avait entendu et vu, tard dans la soirée ou tôt le matin, un homme qu’elle ne connaissait pas et qui avait fêté la saint Sylvestre chez Vic.

Elle revoyait la scène de sa sortie avec un instinct photographique de concierge.

Bizarre, on ne le voyait plus, ce gentil garçon blond, peu loquace, mais qui lui plaisait par son côté “beau garçon ténébreux”.

Elle s’en inquiéta à son tour. Son amie, également concierge, lui conseilla de s’adresser à la police pour signaler un disparu, un perdu de vue.

Ce jour-là, un inspecteur, avait déjà eu vent d’une disparition inquiétante. On était sur des pistes parallèles. Pas de temps perdu dans le mélange des informations. Fusionner des affaires, c’était la panacée de la police. On aime les rapprochements. Mais, cela, c’est seulement l’expérience qui permet ce genre de confrontation de situations.

- Asseyez-vous, chère Madame, fit-il à la concierge de l’immeuble de Vic.

Donc, un de vos locataire ou propriétaire, vous a fait faux bon, parait-il? Rappelez-moi son nom.

il faisait semblant d’avoir récolté l’information qui n’était au contraire jamais apparue réellement.

- Attendez, Vic,…"Victor Vanderbist", se rappela-t-elle enfin. J’ai l’habitude de le voir tous les jours et je m’inquiète.

Elle mentait mais cela n’enlevait rien au problème.

- Avez-vous une photo? Pouvez-vous me le décrire?

- Pas de photo. Un beau garçon, bien distant, très peu sociable. Il vivait seul depuis toujours. Je crois qu’il travaille en informatique, mais je ne sais pas où exactement. Je crois qu’il s’agissait d’une affaire très secrète.

- Qu’est-ce qui vous fait croire qu’il a disparu? Ne s’absente-t-il jamais pendant plusieurs jours? Nous sommes en période de vacances...

- Si, mais une fois par mois au plus et l’espace d’un week-end. Il prend une petite valise et son ordinateur en bandoulière avec lui. Cela sans jamais dépasser le week-end".

- Je vous avouerai que votre histoire m’inquiète aussi. Nous venons de recevoir un appel d’une firme d’informatique qui n’a pas reçu la visite depuis plus d’une semaine d’un de ses employés. Avez-vous un double de la clé pour entrer dans son appartement?

- Non, je n’en ai jamais reçu. Même que le gérant était mécontent de ne pouvoir accéder à l’appartement en cas de sinistre.

- Ok. Nous allons faire appel à un serrurier et nous y allons tout de suite.

La journée ne faisait que commencer. L’enquête et le suspense commençaient.

 

12:26 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Je vous applaudis pour votre recherche. c'est un vrai état d'écriture. Poursuivez

Écrit par : serrurier paris 20 | 21/07/2014

Les commentaires sont fermés.